S’il est une donnée fondamentale de mon être, c’est bien l’attachement viscéral que j’éprouve à l’égard de ma langue, de ma terre et de ma culture. Charles Bertin
Un petit coin pour venir vous jaser de lectures, d'auteurs, de musique, bref, de ce qui me passionne. Entre les lignes, au coeur des mots, les vôtres, les miens tout simplement. Bonne visite.
Merci à Allie pour le bouton Blogue québécois.
Citation tirée de Le Patient Anglais : Michael Ondaatje
Source pour image: artnet.com
Montage: © Sue2009
Publié par Suzan à 23:00:58 dans Balades en mots et images | Commentaires (0) | Permaliens
Le Mort du chemin des Arsène de Jean Lemieux
Édition de la Courte Échelle, 2009
Résumé
Romain Leblanc est trouvé mort dans sa maison, aux Iles-de-la-Madeleine. Une carabine posée sur ses jambes, les portes verrouillées, tout laisse croire que l'homme s'est suicidé. Cependant, le sergent-détective André Surprenant est sceptique. Pourquoi Romain Leblanc, musicien au sommet de sa gloire, coureur de jupons notoire, et venant de faire un gros héritage, se serait-il enlevé la vie? Au fil de son enquête, André Surprenant découvre peu à peu que, dans cet archipel sauvage et coloré, chaque secret en cache un autre.
Une intrigue policière riche en rebondissements et teintée d'humour, mettant en scène une galerie de personnages hauts en couleur. Un roman passionnant qui se dévore jusqu'à la dernière page.
Mon avis
Navrée mais là je réagis à ceci et je cite : … Un roman passionnant qui se dévore jusqu'à la dernière page. Faut quand même pas trop exagéré! Oui c’est un bon roman, oui l’enquête est bien ficelée, oui les personnages sont intéressants et certains le sont plus que d’autres de par leur originalité. Et oui on y retrouve la parlure des Îles et on «sent» la proximité de la mer et du vent comme si on y était. Mais il y a aussi des longueurs et l’intrigue ressemble à bien d’autres. Meurtre ou suicide ? Plusieurs suspects, enquêteur en fin de «mandat» et ayant sa large part de problèmes, aventure avec une collègue bref, rien de nouveau de ce côté. Ô je ne dis pas que c’est mauvais non, ça se lit bien et c’est bien écrit. De plus l’auteur sait de quoi il parle lorsqu’il décrit les paysages et habitants des Îles de la Madeleine. Pas un grand roman ni une inoubliable histoire mais un bouquin à lire sans grandes attentes.
Source pour jaquette et résumé: Éditeur : Courte Échelle, 2009
Publié par Suzan à 20:34:27 dans Polar/Suspens/Thriller | Commentaires (4) | Permaliens
Image:art.net
Citation: Michel Del Castillo
Montage: Sue2009
Publié par Suzan à 16:32:35 dans Balades en mots et images | Commentaires (10) | Permaliens
Liaisons étrangères : Alison Lurie
Rivages poche, 1997
Résumé
Pour des anglicistes américains, un congé d'études à Londres, c'est le rêve. Vinnie Miner et Fred Turner, deux professeurs de collège en Nouvelle-Angleterre, vont réaliser leur rêve anglophile, loin de la " barbarie " américaine. Le bonheur de lecture vient du fait que Alison Lurie décrit avec intelligence et humour l'ambiguïté des attitudes américaines vis-à-vis de l'Angleterre. Connivence feinte, hypocrisie, fascination réciproque ou rejet mutuel, complexe d'infériorité ou de supériorité. Tous ces sentiments conflictuels ne cessent de se croiser et font de ce livre réjouissant le plus anglais des romans américains. Alison Lurie a reçu pour ce livre le Prix Pulitzer en 1983.
Mon avis
D’entrée de jeu je regrette de devoir quitter cette belle histoire car dame Minne et sire Turner vont me manquer vraiment. Deux sacrés personnages dont la compagnie me fut fort agréable car ils m’ont fait traverser de très beaux moments.
Vinnie, pas vraiment gâtée par la vie côté physique car très moche doit se rendre en Angleterre pour un congé d’études. Un de ses collègues, Fred Turner, récipiendaire d’une bourse similaire et très différent de Vinnie sera également du voyage. Elle, la solitaire, ( ayant tout de même un chien imaginaire comme compagnon), amère et revêche mais inconditionnelle du pays de Shakespeare, lui, jeune, beau, déçu de son mariage raté, deux êtres que tout sépare mais ayant un même but : que ce voyage leur apporte un baume et un peu de bonheur.
Deux superbes personnages dont les histoires en parallèle m’ont emballée. Non pas parce qu’il arrive des choses extraordinaires et que pendant leur séjour ils vivront intrigues et suspens non pas du tout. Leur histoire sera tout simplement la vie comme on doit s’en attendre avec ses bas et ses hauts, son lot de comédies, d’hypocrisie, de beaux, petits et grands bonheurs.
Deux portraits racontés par une plume drôle, même hilarante par moment, parfois cynique et surtout très humaine. Une plume que je ne connaissais pas et qui m’a conquise totalement. Alison Lurie traite avec talent plusieurs thèmes dont le dépassement de soi, la peur des qu’en dira-t-on, les faux-semblants et bien des aléas de la vie. Elle raconte, elle peint, elle dirige d’une main de maître ces deux destins différents mais dans le fond si semblables… Bref, une très belle lecture que je vous recommande vivement.
Source pour jaquette et résumé : la Fnac
Publié par Suzan à 21:01:29 dans Autres lectures | Commentaires (4) | Permaliens
Lu il y a un bout
Champagne de Monique Proulx
Boréal, 2008
Présentation de l'éditeur
Lila protège le territoire contre les prédateurs et ressasse ses amertumes. Claire fabrique des scénarios de films qui empiètent peu à peu sur la réalité. Simon, résolu à panser tout ce qui souffre, découvre qu'il y a des blessures irréparables. Le petit Jérémie rêve de l'incantation magique qui le délivrera de l'avenir, Violette cherche l'arme définitive qui tuera le passé. Et un homme vêtu d'une veste à carreaux rouges rôde dans la forêt. Dans la prose ferme, exacte, chatoyante qu'on lui connaît, Monique Proulx nous donne à voir en magicienne cette nature où la vie est faite pour glisser et se dérober, où tout ce qui lève disparaît un jour. Où rien ne dure, rien. Sauf la beauté
Mon avis
Mais la beauté dure t’elle? C’est à espérer et c’est le désir de madame Proulx car Champagne nous parle beaucoup de nature et je n’ai rien contre au contraire. L’’auteure nous dépeint tellement bien ces paysages comme un peintre amoureux fou de son art qu’on ne peut que s’émerveiller devant de si belles images et espérer à notre tour que rien ne pourra détruire la beauté du monde.
Et il ya aussi l’espoir de toujours croire en la beauté de l’être humain malgré ses défauts. Jérémie qui se prend pour Harry Potter, Lila Szach veuve et qui s’ennuie de son Jan , Simon, Violette, Claire, Marianne tous des êtres bons mais écorchés par la vie. Ce roman nous raconte et tourne autour de ces personnages, la vieillesse, la solitude, la peur, le traumatisme, l’espoir, la résignation, la destruction, bref tant d’émotions humaines sous plusieurs angles.
Bien écrit c’est indéniable mais j’aurais préféré une fin plus précise moins ambiguë concernant «l’avenir» de certains personnages auxquels je me suis attachée au fil de ma lecture. Comme envers Lila par exemple que j’aurais voulu voir enfin «sourire» ou encore envers Simon pour qui l,avenir semblait entre deux amours : entre Violette ou Claire? Enfin c’est tout de même un très bon livre ne serait-ce que pour cette nature si bien offerte à nous mais j’avoue que j’ai préféré Le coeur est un muscle involontaire .
Source pour jaquette et résumé : Éditions Boréal
Publié par Suzan à 15:09:05 dans Autres lectures | Commentaires (6) | Permaliens
1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| 9| 10| 11| 12| 13| 14| 15| 16| 17| 18| 19| 20| 21| 22| 23| 24| 25| 26| 27| 28| 29| 30| 31| 32| 33| 34| >>
Merci pour vos mots