Description
Sous un morceau de ciel de la Louisiane s’étirent les sillons brun et blanc d’un champ de coton. Deux fillettes grandissent, l’une dans l’ombre de l’autre. On construit au milieu d’un marais une impossible église, un village oublié s’endort dans un méandre du fleuve. Tout près monte la clameur d’une guerre où les frères affrontent leurs frères sous deux bannières étoilées. Dans ce troisième roman plus grand que nature, l’auteure Du bon usage des étoiles et Des larmes de Saint-Laurent offre le portrait d’une Amérique de légende qui se déchire pour mieux s’inventer. Roman labyrinthe, livre kaléidoscope, La porte du ciel nous entraîne par cent chemins entre rêve et histoire.
Mon avis
Ça ne me dit rien de vous détailler ce qui se passe dans ce roman, ça ne me dit pas non plus de vous étaler qui est qui, qui fait quoi en plein coeur de la guerre de Sécession. Non, ça ne me dit pas de vous résumer en quelques lignes la teneur de cette belle histoire car je ne saurais vraiment pas comment vous le dire.
En vérité, La Porte du ciel vaut tout simplement le bonheur d’être lu, d’être imaginé et vécu aux mêmes pas que ses magnifiques personnages : Ève, Eleanor ou encore June. Pour y découvrir également, sobrement tissée, l’histoire d’une époque triste, d’esclavage et injustice, de relations entre Blancs et Noirs tournant autour de ce cruel racisme. Vraiment, je ne saurais que vous dire pour bien vous résumer mon ressenti face à cette excellente lecture. Mais j’ose tout de même vous conseiller de vous procurer ce très beau roman et d’y savourer lentement les mots d’une écrivaine à l’écriture belle si belle que, même sous des passages difficiles, de mort, peine et trahison, laisse couler la volonté et l’ espoir d’humanité et de liberté. À lire vraiment.
La Porte du ciel de Dominique Fortier Alto, 2011 Source : Éditions AltoJ’ai lu de la même auteure : Les Larmes de Saint-Laurent
Publié par Suzan à 18:40:05 dans Autres lectures | Commentaires (2) | Permaliens
Comme on peut voir sur cette photographie de Stephane Desrochers, c'est actuellement ainsi sur les routes du Québec. Il neige, il vente et pour certains endroits, le verglas est de la partie. Pas besoin de vous dire que j'ai donné congé à mes élèves. Je vais donc en profiter pour écrire quelques avis en retard et par la suite me prélasser à la chaleur pour terminer ma lecture du moment. Mais ceux et celles qui n'ont pas ce privilège d'être tranquillement à la maison, soyez très prudent(e)s et à bientôt.
Photographie : Stephane Desrochers pour http://troisrivieres911.com/
Publié par Suzan à 17:07:04 dans Balades entre mes lignes | Commentaires (2) | Permaliens
Quatrième de couverture
Orpheline et pauvre, Mary Yellan n'a pas d'autre ressource que de quitter le pays de son enfance pour aller vivre chez sa tante, mariée à un aubergiste, sur une côte désolée de l'Atlantique. Dès son arrivée à l'Auberge de la Jamaïque, Mary soupçonne de terrifiants mystères. Cette tante qu'elle a connue jeune et gaie n'est plus qu'une malheureuse, terrorisée par Joss, son époux, un ivrogne menaçant, qui enjoint à Mary de ne pas poser de questions sur les visiteurs de l'auberge. Auberge dans laquelle, d'ailleurs, aucun vrai voyageur ne s'est arrêté depuis longtemps... Dans la grande tradition romantique des soeurs Brontë, la romancière anglaise, auteur de Rebecca, nous entraîne avec un sens prodigieux de l'ambiance et de l'intrigue au coeur d'un pays de landes et de marais battu par les tempêtes, où subsiste la sauvagerie ancestrale des pirates et des naufrageurs.
Mon avis ( Un peu court car lu il y a longtemps)
Je n’ai pas détesté mais je vais être honnête avec vous j’ai eu de la difficulté à entrer dans cette lecture au début car l’histoire commence lentement. Mais dame patience fut de mon côté heureusement et je me suis laissée aller et j’ai quittée en même temps que Mary vers cette mystérieuse auberge propriété de son violent oncle Joss et j’avoue que je n’ai pas regretté d’avoir poursuivi ma lecture.
Détails après détails l’auteure nous dépeint la campagne de Cornouaille comme si on y était. Beauté des marécages, pluie, vent, les couleurs des landes tout ça sous une plume superbe. De plus, l'auteure nous offre un suspens mystérieux, inquiétant en y ajoutant une atmosphère pesante et prenante qui transgresse une grande partie du roman. Ce n’est pas le plus grand roman de l’auteure mais dès les premiers chapitres passés, l’histoire se tient et finalement, se lit bien.
L’Auberge de la Jamaïque de Daphné Du Maurier Livre de Poche1975 Source: evene.frJ’ai lu de la même auteure : La Maison sur le rivage - Rebecca
Publié par Suzan à 16:48:35 dans Classiques | Commentaires (6) | Permaliens
Citation: Talbot JenningsToile: Déborah Dewitt Marchant http://www.dewit-marchant.com/Montage: © Sue 2012 Publié par Suzan à 17:33:24 dans Balades en mots et images | Commentaires (4) | Permaliens
Résumé
Jack Waterman a accepté d'écrire au noir l'autobiographie du jeune gardien de but du Grand Club de Hockey de Montréal, Isidore Dumont, issu de la lignée de Gabriel Dumont, chef militaire de Louis Riel.
Mais Jack, pris par un nouveau roman, confie le travail à son petit frère Francis, qui s'embarque à son corps défendant dans ce travail d'écrivain fantôme et se fait aider dans ses recherches par la Grande Sauterelle. Mais les longues jambes de cette Montagnaise le troublent de plus en plus. Les petits frères aussi peuvent tomber sous le charme d'une Métisse si libre et si indépendante, et en même temps aussi mystérieuse que le sourire d'un chat.
Mon avis
J’aime lire Poulin, j’aime sa simplicité mais surtout j’aime sa passion des mots qu’il sait fort bien transmettre au travers ses écrits et dans L’Homme de la Saskatchewan, sa contagion est toujours présente. Par contre, j’avoue que pour ce dernier roman la magie des mots de Poulin n’est passée qu’à demi . Comme si j’espérais un numéro sublime du magicien mais qu’un simple petit lapin venait de sortir du chapeau.
Dans ce dernier opus ô surprise, c’est le retour de la Grande Sauterelle ce beau personnage de Volkswagen Blues qui a accompagné le bon vieux Jack dans son périple américain. Cette fois-ci, la dame aux longues jambes va aider Francis qui a accepté d’être l’écrivain fantôme d’un joueur de hockey qui désire raconter sa vie. Fait très intéressant ce joueur est le descendant de Gabriel Dumont qui s’est battu pour le droit des Métis aux côtés de Louis Riel, ce qui va nous mener, pour la suite de L’Homme de la Saskatchewan, vers les thèmes chers à Poulin : l’histoire, la langue française, l’écriture, les voyages et le goût d’indépendance.
Ce n’est pas mauvais et j’ai aimé aussi retrouver Marine et Limoilou mais ma déception est que l’histoire de ce treizième roman ne m’a pas transportée comme pour ses autres écrits. Une intrigue décousue et cette impression de déjà lu par moments me font dire que cette fois la plume de Poulin n’a pas vraiment opéré. Mais, mais vous vous doutez bien que je lui ai déjà pardonné ce petit écart et je serai preneuse pour son prochain roman. Ce n’est que partie remise.
L'Homme de la Saskatchewan de Jacques Poulin Leméac, 2011 Source pour résumé et couverture : Éditions LeméacJ’ai lu du même auteur : : Chat sauvage - Jimmy - L'Anglais n'est pas une langue magique - La Tournée d'automne - La Traduction est une histoire d'amour - Le Vieux Chagrin - Les Yeux bleus de Mistassini -Volkswagen blues
Publié par Suzan à 19:19:06 dans Autres lectures | Commentaires (6) | Permaliens
Merci pour vos mots